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Narcisse
Poirier
(1833 - 1884)
Narcisse
Poirier est né à Saint-Félix-de-Valois près de Joliette le
19 mars 1883. À l’âge de huit ans il dessine déjà les
portraits de visiteurs à la maison familiale. À seize ans,
il décide d’aller tenter sa chance à Montréal. Il
s’inscrit au Monument National où il reçoit l’enseignement
d’Edmond Dyonnet. En 1920, il va se perfectionner à
l’académie Julian de Paris et en Italie en compagnie de
l’un de ses meilleurs amis, le peintre Rodolphe Duguay.
Après son
retour d’Europe, en 1922, le gouvernement du Québec lui
fait l’honneur d’acheter l’une de ses toiles, La
vieille maison d’Henri IV, peinte dans la région
parisienne.
De 1925 à
1928, il expose à la Royal Canadian Academy ainsi qu’à la
Galery Morency et participe aux expositions de groupe chez
le sculpteur Alfred Laliberté. Pendant 25 ans, Narcisse
Poirier expose ses œuvres au Musée des Beaux-Arts de
Montréal.
En 1932,
sa toile Le temps des sucres mérite le premier prix
de l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Montréal et est
reproduite en 1940 en première page du supplément-magazine
de La Presse.
Narcisse
Poirier, tout comme son collègue et ami Georges Delfosse,
a peint des tableaux religieux. On trouve certaines de ses
toiles dans les églises de Saint-Félix-de-Valois, de
Saint-Eustache, de Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement
(Montréal) et de Rivière-du-Loup.
La
plupart de ses œuvres expriment le charme de nombreuses
régions du Québec. On l’a vu souvent en compagnie de
Suzor-Côté et de Clarence Gagnon parcourant la région de
Charlevoix.
En 1970,
il expose à l’ambassade du Canada à Washington et reçoit
les éloges du critique d’art du Washington Star. En 1975,
le centre culturel de Verdun présente une rétrospective de
ses toiles sous la présidence d’honneur du ministre des
affaires culturelles du Québec.
Peintre
réaliste, membre du groupe «les peintres de la Montée
Saint-Michel», il a résisté à la poussée envahissante de
la peinture moderne. Il a su demeurer lui-même avec sa
conception personnelle de la peinture qu’il résume ainsi. :
«J’ai toujours travaillé d’après nature tout en faisant de
la poésie avec la nature… je n’ai pas voulu m’en tenir à
la photographie, ni faire de l’impressionnisme…j’ai
toujours eu le désir de perpétuer le Québec de jadis dans
mes toiles».
Narcisse
Poirier est décédé le 3 avril 1884 à l’âge de 101 ans. Il
a légué aux québécois un héritage d’une grande valeur.
Source : André Vézina |